CUPE wins court case regarding airline safety – Victoire devant les tribunaux pour le SCFP sur la sécurité aérienne

CUPE wins court case regarding airline safety

 

 

Ottawa, Ontario – In a decision rendered last week, the Federal Court of Appeal has ruled against the Federal Minister of Transport, confirming CUPE’s position that safety is paramount in the operations of airlines in Canada.

 

“This is a major wake-up call for Transport Canada. The safety of passengers and crew must come first, before any other consideration,” said Mark Hancock, National President of CUPE. In October 2013, the Minister of Transport granted Sunwing Airlines an exemption from the then 1:40 attendant-passenger ratio, authorizing them to have only one flight attendant for every 50 passengers and to make changes to their flight attendant manual, making certain emergency steps optional, as opposed to mandatory, in order to comply with evacuation rules. To operate with the exemption, the Minister required that Sunwing demonstrate it was able to complete a partial evacuation simulation within 15 seconds. After failing three attempts, a Transport Canada Inspector suggested Sunwing make the “blocking command” – used to get passengers to assist in crowd control during evacuation procedures (e.g. “You there in the yellow shirt, block the aisle”) – discretionary as a strategy for shaving seconds off. Sunwing conducted a fourth test, omitting the blocking command, and was successful. The Transport Canada Inspector advised Sunwing it should make an application for approval of a change to its Flight Attendants Manual, making the blocking command non-mandatory and that it should conduct an internal risk assessment. Two days later, Sunwing sent a written request for approval of the changes without attaching a report or detailing the risk assessment that it conducted. Transport Canada immediately approved the changes. CUPE applied for a judicial review of this decision. CUPE’s position was that these changes should not have received approval since the risk assessment undertaken by Sunwing had not been reviewed by Transport Canada and no reasons were given for the decision to authorize the change. The Federal Court of Appeal confirmed that the decision of a Transport Canada Inspector to approve the change to Sunwing’s flight attendant manual was unreasonable, as no comprehensive review had taken place. The Court ruled that an Inspector’s decision may be reasonable only if it does not “compromise the safety of passengers or crew.” In this case, not only did the Inspector fail to review Sunwing’s risk assessment, but there was also no evidentiary basis to substantiate the assumption that passengers would not likely block a Sunwing flight attendant needing to open an emergency exit.

 

This decision gives hope that a separate court challenge, launched by CUPE regarding the 1:50 ratio, will also be successful. In June, a unanimous report from the House of Commons Standing Committee on Transport, Infrastructure and Communities recommended “that the federal government revise the 50:1 passenger to flight attendant ratio in consultation with stakeholders and experts on flight attendant ratios, while keeping the security of Canadians as a top priority.”

 

“We are hopeful that the government will take note of their decision and will follow through with the adoption of the Committee’s report in the House of Commons in order to reinstate the safer 1 to 40 ratio as soon as possible,” concluded Charles Fleury, CUPE’s National Secretary-Treasurer.
Representing more than 11,500 flight attendants employed by nine airlines, CUPE launched the Safer Skies campaign to pressure the Federal government to restore the safer ratio of one flight attendant for every 40 passengers.

 

Victoire devant les tribunaux pour le SCFP sur la sécurité aérienne

 

 

Ottawa, Ontario – Dans une décision rendue la semaine dernière, la Cour d’appel fédérale a rejeté les arguments du ministère fédéral des Transports, validant ainsi la position du SCFP, à savoir que la sécurité a préséance sur tout le reste dans les activités des lignes aériennes au Canada.

 

« C’est un avertissement retentissant pour Transports Canada, a déclaré le président national du SCFP, Mark Hancock. La sécurité des passagers et des équipages doit passer avant toute autre considération. »

 

En octobre 2013, le ministère des Transports a accordé au transporteur aérien Sunwing une dérogation au ratio d’un agent de bord pour 40 passagers alors en cours. Sunwing avait reçu la permission d’utiliser un ratio d’un agent de bord pour 50 passagers et de modifier son manuel des agents de bord pour rendre certaines procédures d’évacuation optionnelles plutôt qu’obligatoires.
Pour pouvoir utiliser sa dérogation, Sunwing devait prouver au ministère qu’elle pouvait réussir une évacuation partielle simulée en moins de 15 secondes. Après trois échecs, un inspecteur de Transports Canada a proposé à Sunwing de rendre « l’ordre de blocage » facultatif afin de gagner quelques secondes. Cet ordre permet de coopter des passagers pour contrôler la foule pendant l’évacuation (« Vous, avec le chandail jaune, bloquez l’allée ! »). En omettant cet ordre, le transporteur a réussi son quatrième essai.

 

L’inspecteur de Transports Canada a conseillé à Sunwing de faire autoriser un changement à son manuel des agents de bord pour rendre l’ordre de blocage facultatif et de mener une évaluation interne des risques. Deux jours plus tard, Sunwing présentait par écrit une demande d’autorisation sans y joindre un rapport d’évaluation des risques. Le ministère a approuvé les changements sans attendre.

 

Le SCFP a déposé une demande de révision judiciaire de cette décision. Selon le syndicat, le ministère n’aurait pas dû approuver ces changements, puisqu’il n’a pas pu consulter l’évaluation des risques effectuée par Sunwing. En outre, le ministère n’avait donné aucune raison pour justifier sa décision d’autoriser les changements.

 

La Cour d’appel fédérale a jugé que la décision de l’inspecteur de Transports Canada d’approuver le changement au manuel de Sunwing était déraisonnable, puisqu’il n’y avait pas eu examen complet du dossier. Elle a statué que, pour être raisonnable, la décision d’un inspecteur ne doit pas « compromettre la sécurité des passagers et de l’équipage ». Dans le cas présent, non seulement l’inspecteur a-t-il omis de passer en revue l’évaluation des risques de Sunwing, mais aucun élément ne permettait de croire que les passagers ne pourraient pas empêcher un agent de bord Sunwing de se rendre à l’issue de secours qu’il doit ouvrir.

 

Avec cette victoire, le SCFP a bon espoir de remporter une autre contestation judiciaire, celle-là portant sur le ratio du 1 pour 50. En juin, dans un rapport unanime, le Comité permanent des transports, de l’infrastructure et des collectivités de la Chambre des communes a recommandé « que le gouvernement fédéral révise le rapport actuel d’un agent de bord pour 50 passagers en consultant les intervenants et les experts sur la question et tout en mettant la sécurité de tous les Canadiens en tête de liste des priorités ».

 

« Nous espérons que le gouvernement prendra bonne note de ce jugement, qu’il donnera suite au rapport du comité et qu’il rétablira promptement le ratio plus sécuritaire du 1 pour 40 », conclut le secrétaire-trésorier national du SCFP, Charles Fleury.

 

Le SCFP représente plus de 11 500 agents de bord chez neuf transporteurs aériens. Il a mis sur pied la campagne En avion, en sécurité pour convaincre le gouvernement fédéral de revenir au ratio plus sécuritaire d’un agent de bord pour 40 passagers.

Password Reset
Please enter your e-mail address. You will receive a new password via e-mail.